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 Frédéric Lescure El caminante de Levante

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THANRON Bernard
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MessageSujet: Frédéric Lescure El caminante de Levante    Sam 4 Juin - 19:36:51

El caminante de Levante 2016
 
370 km sur le Camino de Levante ça vous dit ?


Le goût du Compostelle, Frédéric Lescure connaît. Depuis 2004, il y consacre la majeure partie de ses congés;  tel un puzzle qu’on reprend et complète sans cesse patiemment, il redémarre chaque année de la ville d’arrêt de l’année précédente. Chaque année il prépare scrupuleusement son parcours, ce qui ne l’empêche pas d’avoir des surprises, car si la préparation du sac à dos n’a plus de secret pour lui, dame météo est maîtresse du Camino et joue parfois avec la résistance du corps. Chaque année le Compostelle l’appelle pour un épisode supplémentaire à y marcher. Ainsi, 10 jours par-ci 15 jours par-là lui ont permis de cumuler les km jusqu’au but final et à peine rentré, penser à y repartir. Le premier chemin accompli, il continue par d’autres voies.

Le Compostelle ? les Compostelles ! Une fois qu’on y met le pied, on ne peut plus s’en passer m’a-t-il confié. Je le crois bien volontiers.

Frédéric démarre en 2005 de St Jean Pied de Port sur le Camino Francès, la Voie des Francs, véritable route à marcheurs, souvent encombrée, mais il faut bien commencer;  et puis 812km à la clef agrémentés d’un supplément de 90km jusqu’au terminus du Cap Finisterre, ce n’est pas une simple flânerie dominicale. Si l’esprit grand fondeur, forgé au fil des ans, des compétitions, des caminos, reste acquis, chaque année, le corps doit être préparer à marcher quotidiennement des dizaines de kilomètres pour que le rêve soit réalisé. Les années passent et les kilomètres s’additionnent Santiago est atteint. En 2011 il est avec nous en marche sur La Voie du Littoral 220km, et soudain les 900km du Camino de Norte l’inspirent,  il démarre d’Irun. La Voie du Nord est sans doute la plus ardue mais la plus belle à son goût ; 1er arrêt à Llanes 380ekm (52km par jour en moyenne pour préparer les 6 jours de France,) le Compostelle est une excellente préparation pour les amateurs d’endurance pure ! 2012, retour sur le Camino du Nord sur lequel il ne lui reste que 600km a parcourir... Cette année-là avec un compagnon de route 250km supplémentaires seront parcourus En 2013, nouveau départ sur le Camino del Norte, et les 360 derniers km sont bouclés. Il peut enfin s’asseoir au Cap Finisterre face à l’Océan…face à New-York, plus loin, de l’autre côté.

2014 départ pour une nouvelle traversée de Santiago. 2015 changement de cap…direction la Voie du Levant 808km départ de Valencia. Cette année-là, les conditions extrêmes de chaleur, plus de 45° sans points d'eau possibles à distance raisonnable ajoutés à des dizaines de km plein soleil durant des journées entières le contraignent d’arrêter par mesure de sécurité au km143 et rentrer…frustré mais sûr d’y revenir.

2016…Il y retourne et démarre du km…143 Almansa.  Sur ce trajet, il y côtoie la légende du  fameux Homme de la Mancha, à moins qu’il ne soit lui-même, el caminante, le marcheur de la Mancha…



Le Levante millésime 2016

1er jour 40km - 2e jour 45km - 3e jour 38km - 4e jour 34km - 5e jour 24km...(39km au final) 6e jour 32km - 7e jour 27km …(37km au final) - 8e jour 29km - 9e jour 25km - 10e jour la cerise sur le gâteau, une marche Marathon de 42km...et Tolède la belle à l’arrivée. 


Si le Camino Del Norte est le plus « aéré » par sa proximité immédiate de l’Océan, le Camino de Levante et la traversée sud-est nord-ouest de la péninsule ibérique est une autre affaire, l’ombre y est rare, la chaleur est plombante, les points d’eau parfois très espacés, voire absents, les lignes droites, ah ! ces lignes droites à travers les cultures intensives ! la Mancha est un plat pays, les albergues et gîtes pour le moins bien cachés contraignent le marcheur à un repli nécessaire sur les hôtels parfois surprenants. Même bien préparé et organisé, on y vit des situations bonnes ou déconcertantes et de grands moments de solitude. La magie du Compostelle est qu’il réserve bien des surprises de derrière les fagots, même pour un routier aguerri.

Récit du marcheur :
 
Dimanche 15 mai 1ère étape
Almansa - Higueruela 40km
6h petit déj’, qui sera mon seul repas avant Higueruela, puis départ 6h45 pour 7h de marche, seules quelques barres céréalières agrémentées de gorgées d’eau comptées me permettront de tenir jusqu’au soir.
Le sac à dos accuse …14kg dont 4l d’eau indispensables car aucun point d’eau sur ce trajet…14kg, c’est lourd ! j’ai haïs mon sac durant toute la journée.
Le parcours est assez vallonné ce qui ne me fait pas pour autant oublier les 14 fichus kg que mon dos et mes clavicules supportent. Au soir arrivé, sac posé…jeté ?, tout mon corps libéré mais endolori me rappellera à son bon souvenir de ces 40km pour le moins douloureux.
4 marcheurs rencontrés 2 françaises 1 anglo néo-zélandaise 1 hollandais de…80 ans, la marche compostellienne entretient et conserve ! 4 pèlerins rencontrés, les jours suivants seront contrastés par une solitude déconcertante…et ça, je ne le savais pas. Nous passons la soirée à bavarder.
Le gîte est plein comme un œuf, je passe la nuit à l’hôtel à prix spécial pèlerins très sympa.
Ma périostite d’antan semble ressurgir, cela chatouille pour le moment.
Higueruela 40e km
 
Lundi 16 mai 2ème étape
Higueruela - Chinchilla de Monte Aragon 29km puis Chinchilla Albacete 16km 45km
Départ 7h thermomètre frisquet 9° beau temps mais beaucoup de vent
Le parcours est relativement plat et insipide.
J’entame ma 1ère journée de marche solitaire qui sera suivie de toutes les autres. . 45km sans rencontrer âme qui vive ou presque…un chat placide parfois, m’observe passer du haut de sa margelle de fenêtre ensoleillée, à l’abri du vent, lui !
J’avais oublié ce lundi de Pentecôte où ici tout est fermé. Il m’a fallu modifier ipso-facto mon organisation alimentaire, sinon nada que tchi à manger pour aujourd’hui… et 45km sans manger…je n’y suis pas préparé.
Personne à l’horizon hormis des militaires en compétition de vtt sur les sentiers à travers champs.  Au moins cela me fait un peu d’animation.
Pause à Chinchilla, au pied du château-fort, pour déjeuner sur un banc
Lignes droites interminables, je marche, marche, je lève le nez pour découvrir Albacete, là-bas, à plus de 17km ! les 43km annoncés sur le guide sont en réalité 45, tout augmente ! 2ème jour et je content d’arrêter de marcher ! la mise en condition de marche pure est longue.
Arrivée à 15h30 Nuit chez l’habitant
Albacète 85e km

paysage vers Albacete...plat de chez plat et droit de chez droit...

 
Mardi 17 mai 3ème étape
Albacete - La Roda 38km
Lever 6h départ 7h30
Le thermomètre grimpe en journée, grosse chaleur, il faut donc démarrer de bonne heure pour déjouer les heures chaudes et éprouvantes au-delà de 14h.
Aucun marcheur vu ou aperçu. Chemin paraissant très long de par le paysage lassant et des lignes droites interminables sans compter avec la redoutable platitude lassitude. 
La périostite se confirme.
Pas d’auberge, hôtel obligatoire.
Resto à l’entrée de La Roda avec crudités poisson et une glace délectable.
La Roda 123e km

Mercredi 18 mai 4ème étape
La Roda - San Clemente 35km
Lever 5h30 départ 7h afin d’amoindrir les heures à marcher sous la chaleur qui grimpe très vite et toujours des ligne droites…chemins droits et profil plat et ennuyeux tout au long.
Un couple de pèlerins cyclistes me passe, me lançant le rituel « buon caminooooooo ! » réconfortant au marcheur seul de chez seul que je suis.
Déjeuner midi au restaurant. Les assiettes sont surchargées, il faut se maîtriser à ne pas lester l’estomac car il reste des heures à marcher dans l’après-midi chaude. 
Je rencontre un italien venant de Rome, cheminant depuis 2 ans, remontant de son Italie jusque Calais ! puis s’en retournant ici sur ce camino où il n’a de cesse de revenir. Quelques minutes passées à nous entretenir vont venir s’incruster à jamais dans nos souvenirs de marcheurs de toujours. Etonnant pèlerin romain éternel !
Mon tibia très enflé me force à stopper plusieurs fois. Je me suis même arrêté dans un bar  prendre une consommation et appliquer de la glace pour refroidir l’inflammation . Les derniers km furent délicats et les 5 derniers ne furent que résistance au mal. Heureusement que le camino final traversait quelques forêts de pins dont je profitais, à allure précautionneuse, de l’ombrage et des parfums après avoir subit cette région de champs...plats.
San Clemente 158e km
 
Jeudi 19 mai 5ème étape
San Clemente - Las Pedroneras 24km…39km
Lever 7h après une nuit épouvantablement bruyante. Hôtel des plus moyens, insonorisation quasi inexistante .
24km, départ tranquille à 8h…mais le Compostelle est parfois facétieux…une erreur sur le guide papier ajouté à un panneau raté, et les 24km annoncés deviennent 39 ! un moment d’égarement et la belle journée devient une vieille journée d’m….à errer dans la pampa. Ma chance a voulu qu’un couple d’automobilistes m’aborde, étonné de voir un marcheur typique pèlerin avançant sur un chemin qui ne menait à rien. Ils m’ont gentiment ramené sur la bonne direction. L’étape du jour se termine par 8km sur le bord d’une route à grande circulation pour entrer en ville à 15h45 pfffffffff ! le bon côté était que le chemin était plus sympa que les jours précédents, et un restaurant routier proposait un bon déjeuner réparateur , arroz con chipirones et sépia (riz aux calamars et seiches), glace et 1,5l d’eau pour accompagner tout cela, il faut impérativement hydrater le corps si l’on veut que celui-ci tienne la distance et encaisse la chaleur grandissante. Ce soir, les 180km cumulés sont devenus 195.
Chaque jour depuis le départ, à partir de midi, la température passe sans sourciller les 25°. Je gère la périostite, l’hydratation est primordiale.
Las Pedroneras 197e km
 
Vendredi 20 mai 6ème étape
Las Pedroneras - El Toboso 32km
Départ à 7h40 par 15° plus de 28 à l’arrivée à 13h30 hôtel…Don Quichotte, nous sommes dans la Mancha !
Camino plus sinueux et vallonné que les jours précédents. Dans la rubrique faits divers du jour, passant devant une ferme, je me fait menacer les mollets par un coq et sa basse-cour, ça change des chiens…durant quelques dizaines de mètres, ces volailles stupides me suivent caquetant cotcotant, m’inquiétant pour mes mollets à l’air libre… allongeant ma foulée, je les sème et constate que les gallinacés crétins ont rebroussé chemin.  
Passage agréable parmi les vignes, les amandiers, les oliviers, accompagné d’une brise fraîche quasi-permanente mais personne de rencontré, aucun hombre, je vais devoir m’y accoutumer. 
230e km 28°…Au fait, agua ! agua ! de l’eau !
El Toboso 230e km
 
Samedi 21 mai 7ème étape
El Toboso - La Villa de Don Fadrique 29ekm- Villacanas 37km
17° à 7h du matin, plus de 30° à l’arrivée
chemin plat traversant des vignes, des vignes, encore des vignes à perte de vue…ié n’en pui plou ! la seule et unique ombre est celle que projette le soleil sur le sol, la mienne…La Villa de Don Fabrique, village étape étant sans possibilité d’y dormir, je pousse de 10km jusqu’à Villacanas sur chemin de cailloux blancs avec une dernière ligne droite de 8km…parmi les vignes.   
Villacanas 266e km
 
Dimanche 22  mai 8ème étape
Villacanas - Tembleque 29km
17° à 7h plus de 24°
Le chemin est peu agréable, bordant une nationale très fréquentée. Un vent latéral aux rafales virulentes me déséquilibre par à-coups à m’embarquer sur des faux pas. Aujourd’hui, à part apercevoir les automobilistes pressés enfermés dans leurs chères voitures, je n’ai rencontré aucun humain pédestre…seul un troupeau de moutons au pied des moulins à vent  à l’entrée de Tembleque m’a relié à la civilisation…? 
Déjeuner réparateur à Tembleque, paella à l’empereur et crème de citron, pas mal non ? il faut bien ça pour requinquer le marcheur solitaire de chez solitaire.
La périostite est stabilisée et semble se résorber, je ne sais pas ce qui l’a déclenchée si rapidement au départ, je mets ça sur le compte du surpoids du sac à dos. (voir le nota bene)
Ces 29km ont été d’une solitude…solitaire.
Tembleque 295e km  

les moulins à vent de Tembleque


 
Lundi 23 mai 9ème étape
Tembleque - Mora 25km…32km
Départ  8h30 par temps frais soleil timide dans un ciel très nuageux et un vent constant
J’ai hâte de fuir Tembleque, situé sur l’ axe routier Madrid Tolède au flux de voitures incessant entêtant, et retrouver « mon camino ». Quand on marche sac à dos depuis des  jours, on se débarrasse peu à peu du superflu imposé par notre mode de vie.
Traversée de plantations d’oliviers à n’en plus finir et encore et encore cette platitude…rude !
Je passe au pied du château fort de Piedra Negras. Ce ne sont que des ruines, il reste 3km avant l’arrivée et je n’ai pas mangé. Je décide donc de monter jusqu’au pied des remparts, 3,5km aller 3,5km retour. Là-haut la vue est belle pour casser la croûte ! Je croise des étudiants et un groupe de bonnes sœurs…françaises. Eh bien il y en a qui sont reparties en voiture, d’autres à pied. Ces dernières avaient bonne allure même si je ne pense pas qu’elles fasse ça tous les jours. 
Mora 327e km


vers Mora - là-bas, El castillo Pena Negras

Mardi 24 mai 10ème étape
Mora - Toledo 42km et des…
Départ 7h30, en marche pour les 40km qui m’attendent ! Il fait frais avec un petit vent de travers, c’est mon lot quotidien. Pas de soleil pour le moment. Je marche sur un « chemin-route » comme il en existe beaucoup par ici, et toujours la route de Don Quichotte Don Quijotte...
8h25 J’arrive au village de Mascaraque, au loin, j’aperçois un château-fort planté sur les hauteurs. Peu après je marche à son pied « el castillo Almonacid » et passe mon chemin, l’appel de Tolède l’emporte sur l’envie de monter voir là-haut si...
Almonacid de Toledo puis Burguillos de Toledo sont traversés, Toledo, Toledo, ça fleure bon l’arrivée. Voici Cobisa et l’ultime panneau « ruta de Don Quijote ».

Mascaraque : el castillo Almonacid


le camino sur Burguillos de Toledo - l'ombre est toujours aussi rare


sortie de Cobisa


Mon pas s’accélère ostensiblement, comme attiré irrésistiblement par la proximité de Tolède, fin du parcours. Soudain, au détours du chemin je découvre la ville surplombant le Tage, quel choc après ces jours de quasi-solitude ! L’émotion est grande. Les douleurs s’allègent pour ne pas dire s’envolent. Je prends mon temps d’apprécier le site, magnifique ! Je passe le fleuve sur l’ admirable pont médiéval Alcantara avant de monter sur l’Alcazar.
Pause d’une journée pour visiter cette splendide cité.
Terminer un séjour compostellien par un 42km, ce n’est pas mal non ? Compostellien- Marathonien…
Faute de transports à San Martin de Valdeiglesias terme prévu de mon périple, soit 85km et 3 étapes au-delà de Tolède, je préfère m’arrêter là et profiter de la ville.
Tolède 370e km


Tolède la belle et le Tage !

 
25 mai Tolède – petit déjeuner à…plus de 10h, chocolat chaud épais accompagné de churros local, quel pied !


une 'tite carte souvenir

 
Message du 26 mai
Etape Tolède-Valencia…plus de 400 km en moins de 3h…
Je ne te dis pas le contraste avec la vitesse du train qui filait parfois au-delà des 300km.h et mes 5-6 km.h…
 
Message du 28 mai 11h33 Valencia…28°, et vous ?
    
Messages des 29 et 30 mai
Il n’arrête pas de pleuvoir depuis ce matin. Pas une goutte de pluie sur le chemin pendant 15 jours et voilà que depuis hier, ça n’arrête pas. Vivement l’an prochain qu’on puisse repartir. On n’a plus qu’à préparer Privas. Paris sous la pluie, j’ai froid.  
 
2017, nous démarrerons de Tolède, oui, nous…il ne sera plus seul.
Le Compostelle, une fois qu’on y met le pied…
 
Nota bene…historiette de la périostite : 8ème étape, la périostite semble stabilisée…remède : modifier le style de marche, appliquer quelques huiles essentielles et primo…desserrer ces lacets qui l’étaient simplement trop depuis le départ ; le lendemain, l’inflammation et la douleur pernicieuse, avaient disparues. Cela s’appelle une erreur de marcheur aguerri...novice.

2017 Tolède - Zamora 315km à suivre !


  


 






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Moi, je préfère la marche à pied (Henri Salvador)
J'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l'indifférence (Anatole France)
“Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.” [i]René Char
[/i]
Ne crains pas de marcher lentement, crains seulement de t'arrêter.
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Frédéric Lescure El caminante de Levante
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