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 2012 Le Compostelle de Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON

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THANRON Bernard
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MessageSujet: 2012 Le Compostelle de Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON   Mar 17 Avr - 12:25:43

Le Compostelle 2012 de Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON
Camino del norte, Chemin du nord, direction Compostelle. Il sont partis pour une sortie pédestre de…350 à 400km, chaussures endurantes aux pierres et au bitume, sac à dos de 7kg, moral de Grand fondeur. A l’heure actuelle, Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON son acolyte de vingt ans, marchent sur Compostelle. Frédéric, mordu de l’horizon a rechaussé les brodequins, son jeune compère apprend goulûment le métier de Marcheur.

Compostelle, Stevenson, Transpyrénéenne, Voies vertes, Voies romaines, il est des noms qui ne cesseront de faire rêver les marcheurs de tous poils, y marcher assurent rencontres et moments inoubliables.

Alors voici quelques lignes de marche, le temps de saliver et imaginer…

Pour ces deux-là, chemin empierré ou bitume, pavés médiévaux ou macadam, la marche règne en eux, ils en sont heureux. Ici sur le Compostelle, le dossard, c’est le sac à dos.

Frédéric nous envoi ses niouzes via son iphone. Quelques manip' sur le texte envoyé de la côte nord de l'Espagne et voilà ! Ces lignes complices sont à vous. Bernard Thanron transmetteur.


Jeudi 12 avril avion train

Envol Beauvais à 19.30 h Atterrissage Santander à 20.30. Une navette nous emporte à la gare routière de Santander ; commence alors une chasse au trésor pour trouver le studio que nous avons réservé pour la nuit. Mais les gens sont charmants et d'une courtoisie infinie. Une dame se détourne de son chemin pour demander le nôtre à la pharmacie locale ! Et à chaque fois, on nous a précisé que nous étions proches ! Enfin nous trouvons l’adresse non sans avoir fait quelques détours. Le temps de poser nos sacs nous trouvons "' una bodega", une auberge, à la hauteur de sa carte : poulpe à la galicienne et brochette de lotte, le tout suivi d'un fondant et d'une glace aux écorces d'orange. Un véritable régal. De retour à l'hôtel vers minuit nous nous endormons rapidement pour une nuit tranquille et départ vers 8 heures après un solide petit déjeuner. Notre train part vers 9 heures le lendemain.

Vendredi 13 avril 1ère étape Llanes Leces 33km de marche

On arrive à Llanes kilomètre 0 vers 11h, comme prévu. Notre marche sur Compostelle commence illico. Il bruine. Très vite nous dépassons un petit groupe de pèlerins dont l'un nous appelle TGV, tout simplement parce qu'on va plus vite qu'eux. Comme nous, il sont partis de Llanes et parlent d'arrêter à 15 km. Chacun voit sa façon de marcher. En ce qui nous concerne, on a prévu de faire halte à Leces 33km un peu après Ribadesella. Il pleut dru par averses. Leces, alors que nous allions rentrer a la boulangerie pour acheter du pain, un monsieur nous interpelle pour nous proposer une chambre juste à côté de l'endroit ou nous étions. Il nous a montré la chambre avec salle de bain et toilettes sur le palier. Un autre pèlerin avait accepté la seconde chambre et nous avons également accepté celle proposée. Mais nous n’avions pas vu avec Sylvain qu'il n'y avait pas de chauffage, sinon, on y aurait regardé à 2 fois…d’autant plus qu’avec le temps de chien que nous avions eu toute la journée, nos vêtements étaient trempés et du coup n'ont pas séchés de la nuit. On a dîné dans un restaurant " fabadas asturianas" – plat typique des Asturies approchant notre cassoulet accompagné de petits poissons de mer, c'était délicieux et trop copieux. On a croisé un groupe de français, des suisses allemands et un espagnol esseulé. Ensuite retour à la chambre afin de se préparer pour dormir non sans passer par une petite séance de soins pour éradiquer les bobos de la journée. Sylvain a la cuisse droite sérieusement endolorie et j'ai les tendons d'Achille douloureux agrémentés d’une douleur à l'épaule gauche à cause du sac ; rude première étape !

Samedi 14 avril étape Leces Sebrayo 31km de marche

Réveil à 7 heures départ à 8. Journée cauchemardesque ! Pluies en quantité plus que nécessaire. Le chemin est truffé de mares d'eau et autres bouts de rivière à traverser ( jusqu'à 40 ou 50 cm d'eau ). On a bien fait d'avoir des chaussures respirantes, ainsi l'eau s'est évacuée simultanément après le passage dans ces énormes mares. On aura parcouru 31 km aujourd'hui et j'avoue qu'il était temps d'arriver car la pluie et les crues ne nous ont absolument pas aidées. Un peu avant Colunga, une mare coupait la route et une voiture s'est arrêtée pour nous faire traverser, belle solidarité humaine ! Du coup le conducteur nous a déposé à 1 km de l'entrée du village. C'est pas du jeu mais nous avions des circonstances atténuantes. On a mangé-ravitaillé en peu de temps à l’abri d’un garage à voitures sous une maison désertée de ses occupants ; nous sommes répartis rapidement car nous commencions à avoir froid. Arrivée à l'auberge de Sebrayo 31km vers 15 heures 30. Nous sommes les premiers arrivants, nous allons quérir l'hospitalière dans une maison proche de l'auberge. La femme est très sympathique et nous installe aimablement sans oublier de nous donner suffisamment de papier journal pour assécher les chaussures. Elle connaît le métier de compostellien ! Il n'y a rien dans ce hameau, seule une camionnette d’épicier passe devant l'auberge pour les gens qui ont besoin. Nous en profitons pour acheter quelques courses pour le soir, pâtes au bacon, œufs mollets, olives et une bouteille de cidre, un repas de princes ! Privilège des premiers, nous avons pris une douche bien chaude qui nous a un peu réchauffés. Ce soir, nous sommes 7 dans une auberge qui compte 14 places ( 6 français et un espagnol). Chez les français, un couple est venu de Nantes avec un carrex. Pour cette étape, deux messieurs de l'est de la France, partis comme nous de Ribadesella ce matin, avaient décidé d’emprunter en grande partie la route nationale. Ils ont eu du mal à se retrouver à Sebrayo le soir venu ! On a si froid que nous sommes couchés à 19 .30…comme les poules. De toute façon, demain une grande étape de près de 50 km pour Oviedo nous tend les bras, il nous faudra partir vers 7 heures.

Sebrayo 64ekm de marche

Dimanche 15 avril Sebrayo Oviedo 48km de marche

Quelle nuit ! Des ronfleurs à gogo ronflants à nous réveiller. Sylvain était chargé de nous réveiller. Debout à 6h20 pour partir à 7h10 après un frugal petit déjeuner.Arrêt vers 11 h pour boire un chocolat chaud et manger un "bocadillo" - sandwich où l’on met ce que l’on veut. Alternance de pluie et de soleil toute la journée. Interminable journée. On arrive à Oviedo 48km vers 17 heures. On prend un taxi qui passe pour nous déposer à un hôtel du centre historique de la ville à deux pas de la cathédrale, cela nous semble plus facile pour repartir demain. Chauffage, salle de bain, on peut laver notre linge et surtout le faire sécher, le confort de temps en temps c’est bien. On se commande des plats pour se requinquer dans la chambre car il nous est très difficile de ressortir pour chercher à manger. Mes pieds sont envahis d’ampoules et Sylvain est sur le flan à récupérer de sa marche du jour. Le jeune s’est accroché à marcher toute la journée et s'en est bien sorti compte tenu du nombre de km parcourus et ce seulement au 3e jour.Prévision de départ à 9.30 demain car la distance n'est que de 28 km. On est éreintés !La nuit est merveilleuse…sans ronflements alentours ! Lundi 16 avril Oviedo Aviles 28km de marcheJe me réveille à 5 h du mat’ pour enlever le linge sec du radiateur et remettre le linge humide directement dessus, ce qui fait qu'il était sec à 8 heures au moment du réveil. Donc, réveil à 8 heures, petit déj’ dans la chambre à base de Cola Cao – boisson vitaminée au goût chocolaté réputée en Espagne - avec de l'eau chaude du robinet et un peu de saccharine, du pain, du bacon et du fromage qui nous restait dans le sac. Ainsi sustentés, nous sommes parés à marcher.Départ de l'hôtel pour la cathédrale afin de faire tamponner nos credentiales - comme tout compostellien mordu doit le faire. Personne à l’horizon pour assermenter notre passage, du coup on est partis. On a cherché le départ du « camino » tout autour de la cathédrale, demandé à plusieurs personnes qui ne connaissaient pas la route. Du coup, nous sommes revenus sur nos pas et avons retrouvé notre chemin par les coquilles incrustées au sol juste devant l'hôtel…no comment !Ce matin il fait beau et je pense que ce sera la plus belle journée de notre périple. Le vent est frais et nous avançons quelques temps sous des nuages qui semblent nous accompagner. Le temps me paraît long et Sylvain souffre en silence. Il ne dit rien, je sais qu'il a mal mais il est dur au mal le jeune. Le chemin d'aujourd'hui est fait d'une grande côte et surtout des descentes. Les 11 derniers km se passent sur la route. Pas terrible et j'ai vraiment résisté pour ne pas prendre le bus car l’environnement était vraiment inintéressant et même plutôt pesant.Vers 16h, on entre enfin dans Aviles. Heureusement que je connaissais l'auberge pour y être déjà passé, je me souviens l'avoir loupée la dernière fois car elle est bien cachée. José-Maria est l’hospitalier du lieu, il nous confie descendre d'un soldat de Napoléon, ils étaient aussi de fieffés marcheurs à cette époque, sans chaussures respirantes ! On s'installe et allons faire un tour en ville nous délasser. Nous buvons un verre à un café. La fatigue des derniers jours de marche s’étant installée, nous marchons un peu bancal en repartant du café, pas d'avoir bu mais de remarcher. On est un peu cassés.
Oviedo 112e km de marche
Demain, mardi nouvelle étape vers Soto de Lluina pour 27 km. Réveil prévu pour 7 h, départ à 8 h.

A suivre !

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Moi, je préfère la marche à pied (Henri Salvador)
J'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l'indifférence (Anatole France)
“Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.” [i]René Char
[/i]
Ne crains pas de marcher lentement, crains seulement de t'arrêter.


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THANRON Bernard
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MessageSujet: Re: 2012 Le Compostelle de Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON   Jeu 19 Avr - 0:54:40

SUITE...

Mardi 17 avril Aviles Soto de Llunia 27km de marche…transformés en 36km.

Quelle nuit ! La table de l’auberge d’ Avilés était trop bonne. Un dîner trop copieux suivi d’un concert de musique de chambre de moult ronfleurs comme des sonneurs ne nous a aidé ni à récupérer ni à nous lever frais et dispos lorsque le réveil a sonné. Nous démarrons vers 8 heures pour un trajet de 27.5 km mais qui se transforme en 36 km suite à une grande bifurcation imprévue liée à l'autoroute menant à La Corogne. Nous approchons à grands pas sur Santiago de Compostelle que nous n'atteindrons pas encore cette année faute de temps. Ce sera l'an prochain pour nous.
La première partie de la journée s'est bien passée. Nous avons bien avancé jusqu'à ce qu'il se mette à pleuvoir sans discontinuer jusqu'à notre arrivée à Soto de Lluina km36. Nous avons eu le vent en poupe tout au long du parcours ce qui était fort désagréable. Sylvain est maintenant rompu à ce temps et a suivi sans broncher même si j'ai parfois je l’ai attendu après ces côtes interminables typiques de la région.
Nous arrivons vers 16 h à Soto, après deux arrêts ravitaillement. Le premier dans un café pour boire chaud et manger un petit sandwich, le second pour manger des fruits et ravitailler en eau. En ville, nous avons vécu une grande épopée pour trouver les clefs de l'auberge. Les pèlerins-marcheurs installés avant nous étaient partis faire un tour en prenant soin de bien fermer la porte et en emporter les clefs...les nerfs ! Bonus, la douche est chaude, malus, comme le lieu n’était pas équipé de chauffage, la sortie de la douche était parfaitement grelottante. A l’auberge, nous retrouvons du monde : 3 espagnols qui nous ont devancés, puis deux autres « ibères » que nous avons déjà rencontrés hier à Aviles. La fille est une chicharreros de Tenerife, elle semble bien marcher. Un français arrive, nous l'avons rencontré hier soir. Il s'appelle Frédéric et marche environ 40 km par jour. Il a décidé d'aller plus loin que nous demain. Une allemande, Katherine nous rejoint, puis un espagnol accompagné d'un asiatique et trois italiens rencontrés à Aviles la veille viennent grossir les rangs. L'auberge et presque pleine, nous sommes songeurs quant aux ronflements collectifs nocturnes à venir !
On dîne en ville car il n'y a pas de cuisine pour se faire à manger. Nous rentrons nous coucher à 21h30. Nous laissons nos vêtements au-dehors même s'il ne fait pas très chaud car ils ont plus de chance de sécher au vent qu'à l'intérieur. Nous avons pu vérifier notre bon stratagème ce matin en détendant le linge de l'extérieur qui était déjà sec. Ma serviette de toilette laissée dans le dortoir n'a même pas séché d’un iota d’hygrométrie. Il fait un timide 12 degrés dans l'auberge. Je sais qu une pièce fraîche est indiquée pour bien dormir et récupérer, mais là, tout de même…ça caille grave ! Le seul remède est de rentrer intégralement dans le sac de couchage pour ne pas être transformé en iceberg. Nuit épisodique grâce à quelques maîtres ronfleurs mais cela fait partie des nuits collectives. Heureusement que ces derniers sont un peu plus loin. Soto de Lluina 148e km de marche

Mercredi 18 avril Soto de Luina Cadavedo 24km

Réveil à 6h et départ à 7 pour un trajet de 24 km. Des travaux autoroutiers ont quelque peu modifiés le chemin prévu, aujourd'hui pas mal de route nous attend et compte tenu du temps annoncé on aura les pieds moins mouillés.
Après un petit déjeuner organisé à la va comm’ ch’te pousse dans les bidons avec de l'eau chaude du robinet…hummmm ! nous complétons le tout par des galettes et partons sous une pluie continue qui ne nous lâchera pas de la matinée, cerise sur le gâteau, le vent de face s’est levé. Je me souviens avoir connu cela lors de ma première Voie Sacrée Verdun Bar-le-Duc où nous avions passé le temps à marcher sous la pluie avec ce même vent de face, quelle belle initiation à la marche « tout temps » cette année-là . La pluie nous pénètre de partout et le froid nous gagne malgré les blousons et autres polaires que nous avons gardés sous les ponchos. Quelques kilomètres avant Cadavedo, notre ville étape, nous rejoignons Frédéric le français démarré une bonne demi-heure avant nous ce matin ; il n'a pas grande allure. Nous arrivons vers 11.30. Je suis très content car Sylvain a très bien marché, sans broncher ni mollir ; au fil des kilomètres, cela lui est devenu un us et coutume. A force de volonté, il est devenu es-marcheur ! Ca c'est un ch’tio gars qui ira loin avec toute cette détermination dont on a besoin dans la vie. Elle lui sera importante pour affronter toutes ses futures étapes du camino…de la vie aussi !
L'auberge municipale étant fermée, nous entrons dans un café boire un chocolat chaud et demandons au tavernier s'il connaît une pension ou autre pour dormir cette nuit. Le numéro qu'on nous donne ne répond pas et du coup on revient sur nos pas demander à l'épicerie du village. Notre chance est de rencontrer une femme qui prend le temps de nous accompagner à une maison particulière et nous présenter aux propriétaires qui ont un gîte. On entre et là…c'est le grand palace ! Un superbe appartement est mis à notre disposition pour nous seuls avec cuisine salle-de-bain et tutti quanti. Nous sommes ici comme des en coq en pâte. Nous qui commencions à prendre goût aux charmes de la vie collective nocturne…du coup j'en profite pour retourner faire des courses à l'épicerie et prévoir les repas de ce midi et ce soir.
Il est 18 h et la pluie continue. Je reste persuadé que nous avons bien fait d'en rester à cette petite étape aujourd'hui…ouais, ce soir nous sommes des coqs en pâtes et c’est bien ainsi !
Demain jeudi, nous prévoyons une étape jusqu'à d'une vingtaine de km jusqu'à Luarca. Si nous sommes en forme et que le temps n'est pas trop mauvais, nous irons sur la route de la Caridad de façon à écourter la dernière étape pour cette année. Cadavedo 172e km de marche
Le lever sera pour 6h pour un départ à 7.

Jeudi 19 avril Cadavedo Lluarca…A SUIVRE !

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MessageSujet: Re: 2012 Le Compostelle de Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON   Ven 20 Avr - 0:31:31

Suite...

Jeudi 19 avril Cadavedo Lluarca 17km de marche

Belle nuit de sommeil et debout à 6 h comme prévu. Petit déjeuner enfourné, la marche reprend après le lever du jour vers 7.15. Pas de pluie pour le démarrage mais elle nous arrive sur le poil en moins d'une heure, quelle guigne ! Nous parcourons ainsi quelques kilomètres inondés, pour mes pieds, c’est la Bérézina. Afin de traiter une ampoule infectée hier, j'ai dû couper les peaux pour la faire sécher. L’ennui est que la peau n'était pas vraiment reconstituée et la chair mise à vif m’a provoqué beaucoup de mal pour cette étape. La douleur engendre naturellement un changement de mes appuis afin de compenser le mal, déclenchant ainsi d’autres douleurs. Mes pieds sont douleur, mon corps est douleur, je suis un marcheur en douleur. Notre arrivée à Lluarca à 10.40 est…bonheur, il était grand temps de se poser.

Le village ne possédant pas d’auberge à pèlerins, nous louons donc une chambre dans un petit hôtel. Sans chauffage dans la chambre, il est quasi impossible de sécher le linge. Fatigués, vermoulus, humides, frigorifiés, nous passons du coup une partie de la journée enfermés dans les sacs de couchage pour tenter de nous réchauffer. Le restaurant est situé juste sous notre chambre ce qui nous arrange bien. Nous prenons l'option de déjeuner d’un menu afin de nous réconforter. Sylvain vient d’ avaler une arête de poisson de travers et il se battra une partie de l'après midi à essayer de l'enlever. Aujourd’hui, nous cumulons les calamités. Pour ce soir nous prévoyons de dîner dans la chambre. Nous déjeunerons demain matin de la même façon. Le sommeil nous envahi ;bonne nuit !

Lluarca 190e km de marche

Demain vendredi 20 avril, dernière étape de notre chemin de Lluarca à la Caridad pour 27 km.

Debout à 6 h pour départ à 7.

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MessageSujet: Re: 2012 Le Compostelle de Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON   Sam 21 Avr - 15:06:08

Vendredi 20 avril Lluarca la Caridad 27 km



Bonjour à tous

Dernier potin de notre bout de chemin 2012! On est sur la route du retour!

Le lever prévu à 6 h pour départ à 7 a été remis en cause. Ce matin avec Sylvain, devenu néo-compostellien, on s'est loupé. Il a vainement tenté de me réveiller. Je n'ai rien entendu, quand je dors…je suis têtu ou alors c’est signe que la fatigue l’a emporté sur le petit-déjeuner. J'ouvre enfin les yeux et voit qu'il fait jour. Pas étonnant, il est 7.15! Vite ! déjeuner et soins de pieds fissa ! Nous démarrons de l’hôtel vers 8.15 pour le dernier tronçon de 27km.

Il n'a pas trop plu aujourd'hui et de marcher était plus agréable que la veille même avec un vent encore tenace. Nous faisons une halte dans un petit hameau vers 13.30 sur le perron d'une église. Un chat local nous rejoint dès qu'il nous a vu ; il se met à miauler comme s'il avait faim. Sylvain lui donne plein de victuailles issues de son sac, du fuet – spécialité charcutière catalane de saucisse sèche à base de porc, salée et/ou poivrée, très fine, à déguster crue ou avec du pain. Les humains aiment, mais , mais ce félin de village snobe ce délice de marcheur. Le pain et des chips n’ont pas plus de succès. Il faut dire qu'il n'avait pas l'air d'avoir trop faim non plus. En repartant, nous entendons son maître l'appeler pour lui donner à manger et c'était sûrement ça qu'il attendait plutôt que nos cochonneries...cochonnailles. C’était l’histoire d’un chat asturien. On continue le chemin pour arriver à La Caridad aux alentours de 16 heures. L'auberge n'existe plus pour le moment pour cause de travaux. Nous somme donc une fois encore obligés de trouver une pension…deux lits et une salle de douche dans la chambre…frigorifique. Nous sommes obligés d’ouvrir la fenêtre pour réchauffer la pièce et profiter de la tiédeur tout relative de l’extérieur ! On fait quelques courses puis rejoignons a chambre et attendre 20h pour dîner d’un menu dans un restaurant pour le dernier jour. Quel luxe nous nous offrons soudain !

Le premier car pour Santander via Oviedo démarre demain matin juste à côté de la pension. On a du mal à rentrer mais toutes les bonnes choses doivent avoir une fin si l’on veut recommencer. Nous patienterons jusqu'à l'an prochain pour finir ce sacré chemin.

La Carida 250e km de marche.



Samedi 21 avril Santander Beauvais 800km…3h, l’avion a été une belle invention humaine, je reconnais qu’à pied cela aurait été plus long, qu’aurait dit mon patron…mais d’autres l’ont fait et décrit il y a si longtemps !

Toutes les nouvelles nous ont été transmises par Frédéric Lescure et son iphone. Je me suis permis de glisser parfois quelques touches personnelles au milieu de ses écrits. Qu’il me soit pardonné. Je le remercie de nous avoir fait vivre ses 250km à pieds secs et mouillés. Que le rêve continue !

Bernard Thanron – transcripteur de marcheurs marchant -

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Dernière édition par THANRON Bernard le Dim 22 Avr - 22:49:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 2012 Le Compostelle de Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON   Sam 21 Avr - 16:23:40

Pour les inconditionnels que de souvenir


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MessageSujet: Re: 2012 Le Compostelle de Frédéric LESCURE et Sylvain BOURDON   

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