CYBERMARCHEUR la marche athlétique ou marche sportive

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 Que sont-ils devenus ?

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GRANGE JEAN PIERRE
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MessageSujet: Que sont-ils devenus ?   Dim 20 Fév - 12:12:10

Rappel du premier message :

Que sont-ils devenus ? cette semaine les "A" comme ALOMAINE EMILE / ABBOLINS/ANNELOT/ACHARD/ANXIONNAT ROLAND/ANDRE PIERRE/ARVEILLER/AUFFREY/ALAIN CLAUDE/AUBERT/AUBERTIN ALAIN/AGRAPART/ (( ABINO MICHELE ))/AUBRY SERGE/AMIOT ROBERT/AMIOT MARCEL/ ALEXENDRE ALAIN/ARIS MIKE/ARTSYBACHEV ALEXENDRE/ARNOULD JEAN MICHEL/ANTOINE MICHEL/ABATTU JEAN MARC/ ALBRECHT Jacky/ ANXIONNAT Claudine / AUVILLE Daniel /ABRAHAM Marie - Lise
ADAM Patrick
ALLA Gérard

ALVERNHE Dominique
AMIEVA ROBERT
AMIROVA Ludmila

ANDRE Hugues
ANDREO Maxime
ANSART Nathalie
ANSELM LOIC
ANTCZAK Edouard

ARAB LUDIVINE





AUGERON JOHAN
AUVILLE Daniel
AUVRÉ ALAIN
ect..........
vous avez des nouvelles
cette rubrique est là pour ça
la semaine prochaine les "B"
cordialement
Jean-Pierre


Dernière édition par GRANGE JEAN PIERRE le Sam 5 Mar - 20:50:16, édité 15 fois
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alainlabbe
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 21 Mar - 9:01:20

dans les D DECOSSE J.C.
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GRANGE JEAN PIERRE
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 21 Mar - 9:07:21



FOUBERT Anita ( femme de lettre ) marche toujours au KM520 c'est la factrice de mon village
cordialement
Jean-Pierre
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QUEMENER Roger
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 21 Mar - 9:24:01

Bernard FRECHENGUES c'est le dossard 5





Vous pouvez participer


ROGER QUEMENER
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QUEMENER Roger
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 21 Mar - 9:31:36


Daniel FAUBERT près de lui en marchant,le 1er entraineur de Yohann DINIZ c'est ........





à +

Roger
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faubert daniel
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 21 Mar - 10:12:12

Michel LEMERCIER
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THANRON Bernard
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 21 Mar - 12:36:28

John FENTON fait parti des Centurions britanniques, ces marcheurs qui s'occupent à accumuler les épreuves de marches de 100miles...Il est au club des Harriers Birchfield. Je l'ai connu en 1997 sur le circuit de Bazancourt. il était venu avec Jill Green,les frères Watts, Kevin Marschall et la redoutable colonie britannique. Il a marché aux 28h de Roubaix. J'ai retrouvé sa trace sur un classement de 2004 des 100 miles de Colchester remporté par Sandra Brown. Le grand longiligne flegmatique marche toujours et c'est bien ainsi. John va bien.
So long walker ! 'Wink'

1996 John à Bazancourt

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Moi, je préfère la marche à pied (Henri Salvador)
J'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l'indifférence (Anatole France)
“Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.” [i]René Char
[/i]
Ne crains pas de marcher lentement, crains seulement de t'arrêter.


Dernière édition par THANRON Bernard le Ven 1 Juil - 0:09:02, édité 1 fois
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GRANGE JEAN PIERRE
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 21 Mar - 12:55:47

Merci Bernard pour l'info
amitié
Jean-Pierre
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FAUQUEUR
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 21 Mar - 15:52:12

Merci, Roger et Jean-Pierre,
Un excellent souvenir Paris-Colmar par Etapes,

A bientôt

Raymond et Corinne
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GRANGE JEAN PIERRE
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Jeu 24 Mar - 8:24:43

FAQUET Claude vie à FONTENAY TRESIGNY (77)
FAIVRE Michel vie à CERMEUX (25)
FANTIN Anne vie à LEZIGNAN (11)
FARAGO Bela vie à CALMONT (31)
FAUVET Christian vie à CHATEAU THIERRY (02)
FERISI Julien vie à AIXE LES BAINS (73)
FONROQUE Olivier vie à TOULOUSE (31)
FOUGERON Bruno vie à MARMANE (18)
FOURNIER Gilbert vie à CHALON SUR SAONE (71)
FRECHENGUES Bernard vie à YERRES (91)
FROLOV Nicolaï vie à KOVILHINO (RUSSIE )

cordialement
Jean-Pierre
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THANRON Bernard
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Jeu 24 Mar - 14:29:43

MARIE-CLAUDE [b]BARON[/b]
MARIE-CLAUDE est devenue colmarienne la même année que moi en 2003 dernier millésime des colmariens. La distance était alors de 366km. 2005 et 2006 (parcours réduit à moins de 300km) complètent ses tablettes.
En août 2006, elle couvrait les 530km reliant Châteauroux à Fillinges en Savoie. De ce jour je l'ai surnommée Marie 530.
Marie-Claude marche sous les couleurs de l'US Marche de Villedieu. En 2010 elle a participé aux 100km du Périgord Noir à Belvès.
Cette année elle fera le tour du Morbihan à pied "en solo".
Des liens forts se sont tissés entre Elisabeth et Marie-Claude sur la route des colmariennes.
Marie-Claude, 'merci' de ton amitié de grand fond. 'fleur' SON SURNOM ? MARIE 530 !

Marie-Claude est venue à la Marche pour arrêter de fumer. Grand bien lui a pris ! Avec ses petits pas atypiques et son souffle véloce saccadé, entourée de ses accompagnateurs routiers sportifs passionnés et dévoués entièrement à leur marcheuse intrépide, elle s’est rapidement forgé une image de compétitrice combative du bitume, partisane avec elle-même, bienveillante avec les autres. Après des années entières consacrées exclusivement à l’épreuve de marche CHALONS-EN-CHAMPAGNE COLMAR et ses arrivées réussies en 2003, 2005 et 2006, le rêve réalisé, Marie s’est retirée. Les conditions professionnelles devenues trop délicates ne lui permettaient plus de se vouer à la grande épreuve. Elle ne pouvait plus investir ses temps libres dans une préparation sportive de haute volée. Mais elle voulait encore marcher. Le temps colmarien passé, d’autres horizons surpuissants vont la happer…

En 2004, l’annulation prématurée du PARIS-COLMAR m’avait alertée quant à un après COLMAR. En 2005, bien que la distance aie été réduite de 75km, j’ai voulu confirmer ma réussite de 2003. En 2006, je participe une dernière fois à l’épreuve, je passe la ligne d’arrivée, je laisse à mes pieds endommagés le temps de se soigner.
On ne marche pas impunément des dizaines d’heures d’affilée sans être investi du Grand Fond. Alors je me suis tournée pleinement vers mon projet. Sportive en esprit et en faits, je ne voulais et ne pouvais pas pour autant arrêter de marcher. Je devais simplement marcher différemment pour le goût du plaisir dans l’effort. L’idée, j’y songeais depuis des mois, des années sans doute : rallier sac au dos en solitaire, les 530km de CHATEAUROUX à FILLINGES en HAUTE-SAVOIE, la Maisonnée, ancienne colonie de vacances castelroussine, transformée en centre d’accueil familial départemental. Après un an de préparation, le 31 juillet 2006 au soir, le projet était bouclé dans mon sac. Des heures de repérages routiers, trois reconnaissances totales, de multiples contacts écrits et téléphoniques avec les représentants des cités-étapes prévues, des lectures et relectures des cartes routières, ont été nécessaires. J’étais fin prête. Je passerai donc au pied de la roche de SOLUTRE avant d’apercevoir le MONT BLANC.

Mardi 1er août 2006, 8h du matin, nous y sommes donc ! Devant mon domicile de l’allée de la VRILLE, je m’élance sur la route, ma mascotte HUGO l’escargot fluorescent accolé à mon sac à dos de 7kg. Quelques amis et Francis MORY, le maire adjoint chargé des sports de la ville de CHATEAUROUX, sont présents au départ. 530km plus loin, il sera présent à FILLINGES pour attendre et saluer le formidable exploit sportif hors des sentiers battus, de sa concitoyenne. Le journaliste-photographe local enregistre le moment. Parcourir 530km pédibus gambus nécessite une détermination sacrée infaillible. J’ai en moi la volonté engrangée des années passées sur mes Colmar. J’ai su la conquérir, l’acquérir. J’ai su la conserver. Elle va me servir pleinement, ici. Les étapes quotidiennes du périple varient de la distance d’un Marathon à 75km. Elles sont savamment équilibrées afin de ne pas m’épuiser. Une journée de repos est programmée le 5e jour, jour crucial pour reposer le corps après 235km parcourus. Je pars à pied relier le BERRY aux ALPES ! La nuit précédent le départ, j’ai aussi mal dormi que l’on peut dormir avant un affrontement voulu avec soi-même et qu’il n’est plus possible d’esquiver. Au sortir de CHATEAUROUX, AURELIEN mon fils vient m’embrasser et me souhaiter très bonne route. L’arrachement est difficile, mais mon affaire est lancée.
L’investissement des 500km commence par les 45km relativement plats de la D925 vers LIGNIERES. Les 7kg du sac à dos bringuebalant entre les omoplates, apparaissent vite comme des enclumes à porter. Je réalise avec humour que sur mes grands parcours d’il n’y a pas si longtemps, je portais un seul dossard de quelques grammes. Malgré les entraînements, mon corps n’est pas encore familiarisé à l’accessoire étranger. La façon de marcher doit être revue et adaptée, tout en conservant une vitesse certaine grâce à la cadence des bras. Des automobilistes sympathiques, m’encouragent de leurs klaxons, appels de phares et gestes pouce en l’air. Je me sens renforcée par leurs respects sportifs. La première étape est avalée.

Mercredi 2 août à 5h du matin, je quitte sans bruit l’hôtel de LIGNIERES. J’ai pris soin de bien régler les lanières de mon sac, afin que celui-ci soit bien plaqué sur le dos. Direction YGRANDE, 75km. La journée va être longue. La pluie m’accompagne durant les premiers kilomètres, puis cesse. La campagne est calme. Je marche vers le CHER et le canal du BERRY qui sont franchis à SAINT AMAND-MONTROND. Les paysages du lever du jour, quels qu’ils soient, sont souvent très beaux. La lumière matinale les rend féeriques. Mes yeux absorbent forêts et campagnes environnantes. En fin de matinée, entrant dans un village, je décide une petite pause salvatrice. Saluant un bonhomme bricolant dans son garage, nous engageons une conversation de voyage. L’homme me demande d’où je viens, où je vais. Sa curiosité contentée dans laquelle j’ai deviné un soupçon d’envie, il me donne de l’eau et je repars avec un jovial et tonitruant « bonne route ! . Il m’arrivera souvent de me désaltérer et de converser auprès des habitants bons enfants. Leurs noms me sont inconnus, mais j’ai mémorisé chaque visage. Je file à travers la forêt de TRONCAIS. La pluie de ce matin m’a rattrapée et je n’ai de cesse d’enfiler et retirer ma cape de pluie, jouant à cache-cache avec les ondées éparses. Mes vêtements secs de change étant réduits je ne peux me permettre de laisser tremper ceux du jour. A l’arrivée dans YGRANDE à 18h, Pierre THOMAS, le maire m’accueille chaleureusement et me conduit dans un petit chalet du plan d’eau de VIEURE. Il tombe des hallebardes et j’apprécie le calme reposant à souhaits du site. Cet endroit du bocage est tout simplement beau. Dehors, il pleut à torrent, dans mon chalet, je sèche. Après une restauration des plus rapides, la pluie et la fatigue de ces 75km m’ayant refroidie, je m’endors dans ma « polaire », afin de récupérer de ma journée de 13 h de marche.

Jeudi 3 août. Après avoir absorbé un bon café revigorant, monsieur le maire me reconduit galamment devant la mairie d’YGRANDE où j’étais arrivée la veille. Les pluies ont cessé. Après avoir salué mon hôte, je pars joyeusement sur SAINT POURCAIN-SUR-SIOULE à 45km de là. Il est 9h du matin.
Je ne m’étais pas inquiété des fortes giboulées de la veille qui avaient détrempé mes pieds. Une ampoule déclarée sous un talon m’a ramené à la réalité des marcheurs aux pieds mouillés. Les souvenirs de mes expériences colmariennes sont rapidement revenus. Mais ici, dans le bocage bourbonnais, les maîtres podologues es-karité ne sont pas là pour me soigner. Heureusement, j’ai retenu leurs techniques de soins appliquées illico. Je serre un peu les dents et la beauté du paysage vallonné m’aide à repartir. La pluie reviendra plusieurs fois à la charge avant la SIOULE. J’arriverai bien fatiguée à SAINT POURCAIN à 16h30, où, comble de malheur, la chambre de l’hôtelier est plus proche d’un taudis que du lieu de repos mérité que je m’imaginais et dont j’avais fort besoin ce 3e soir. Le moral s’étiole un peu plus, mais résiste au blues fatal. Elisabeth et Bernard qui m’appelaient chaque soir, ont bien senti mon désarroi et son danger pernicieux. Elisabeth a pris le temps de me consoler, de me conseiller pour récupérer de cette fichue journée pourtant bien commencée et de me faire rire de la déception de la chambrée. Je passerai malgré tout une mauvaise nuit.

A l’aube du vendredi 4 août, 5h au réveil, je fuis SAINT-POURCAIN pour 70km jusqu’aux SIMONINS, 5km sous la verticale de LUNEAU où réside mon frère. Le fait de savoir que cette 4e étape me mène à une journée de repos chez lui, décuple mes forces et ma volonté de réussite. Il fait froid mais sec. Les villages sont traversés à vive allure, VARENNES-SUR-ALLIER, VARENNES-SUR-TECHE passent. Au loin, le PUY SAINT AMBROISE, domine ma route. L’ampoule de la veille, bien soignée et protégée, est très tolérable. J’en ai vu d’autres ! Tout va si bien, la départementale est si belle, je suis tellement pressée d’arriver que j’en oublie de m’alimenter correctement. Ici sur la D23 menant à LE DONJON, je n’ai pas d’équipier pour me ravitailler toutes les demi-heures. La facture va sévèrement se présenter. Sans me rendre compte, je m’affaiblis doucement au fil des kilomètres. Lorsque mon frère Robert me téléphone à quelques heures du final, je me trouve en pleine fringale, à la limite de la défaillance. Il me rejoint rapidement et me tend des gâteaux à la crème aux fruits rouges que je savoure à pleines papilles. Il était grand temps ! Les 235km sont atteints à 17h aux SIMONINS. La journée est terminée. Je suis lasse mais heureuse. Demain samedi, est jour de repos familial. Frérot va me cajoler à souhaits. Ses repas concoctés vont recharger à bloc les batteries de sa petite sœur.

Dimanche 6 août, 7h, je quitte le BOURBONNAIS pour le BRIONNAIS et ses dénivelées croissantes. J’attendais cette 5e étape de petites montagnes avec une certaine impatience, tant la beauté des paysages traversés est intense. Durant les 56km de l’étape, je ne cesserai de voir au lointain les monts du HAUT-BEAUJOLAIS. Le regain est là et la journée ensoleillée ne m’apporte que de bonnes sensations. 300m, 400m, 500m, la monteras-tu la côte ? dit la chanson. La plus belle est la côte finale de 4km vers MATOUR précédée de l’ascension et du passage au COL DE LA CROIX D’AUTERRE à 556m. Mon frère et un ami m’accueillent au sommet de la superbe côte menant à MATOUR, 290e km, et ses 760m d’altitude. Il est 17h. Ils m’ont préparé un pique-nique digne de ce nom pour couronner en beauté la journée. Une charmante chambre d’hôte permet de bien me reposer.

Lundi 7 août au matin, je petit-déjeune avec mon hôtesse. Elle me presse de questions sur mon périple de grand fond. Sa curiosité pour la marcheuse que je suis me touche. Je repars de bon pied et de très bon moral pour les 45km menant à CRECHES-SUR-SAONE. La région est de plus en plus accidentée, la route en suit le profil, cela monte, descend, remonte, redescend et monte encore. Je franchis des sites extraordinaires, tels les 615m du COL DU GRAND VENT qui mérite son nom, au 310e km. Les paysages m’émerveillent. Au détour d’un virage, la ROCHE DE SOLUTRE s’impose à ma vue. A l’époque des années 80, un président de FRANCE en faisait rituellement l’ascension annuelle. Je passerai ma route au pied de la barre rocheuse. Je reste époustouflée par la majesté du site. L’éperon bourguignon me servira de guide durant des heures. Les sinuosités de la D31, me le feront parfois disparaître de ma vue pour mieux réapparaître quelques temps plus loin. Chaque fois me semblait la première. POUILLY, CHASSELAS, FUISSE sont traversés. SAINT AMOUR-BELLEVUE, JULIENAS sont frôlés. Entre ces noms de bonne table qui éveillent mes papilles, je me dirige sur la plaine de la SAONE pour entrer à CRECHES-SUR-SAONE, point de rencontre des monts du MACONNAIS et du BEAUJOLAIS. La nuit des 335km est bonne.

Mardi 8 août, 65km m’attendent jusqu’à PONT D’AIN. Il est 6h et je marche. Le paysage est plus calme que la veille. Je franchis l’autoroute du soleil puis la SAONE. Les bois jalonnent ma route. Je passe à LA MITAINE et je me dis qu’une paire me serait bien agréable à porter. J’aperçois les premiers étangs de la belle région des DOMBES. La D17 empruntée est agréable. 400km de marchés, la nuit de PONT D’AIN m’attend.

Mercredi 9 août. Mon prochain port de route est NANTUA, à 40km. La route sera une suite interminable de lacets. J’entre dans le BUGEY. Les noms de monts, de cols et de combes indiquent clairement que la montagne s’annonce. Le JURA absorbe mes pas. A CERDON, au lieu-dit du VAL D’ENFER, m’apparaît tel SOLUTRE précédemment, le monument mémorial dédié aux maquis de l’AIN et du HAUT-JURA. Je m’arrête longtemps pour admirer l’ouvrage de mémoire, prendre quelques photos, sentir et deviner ce grand lieu d’Histoire et de sacrifice pour notre Liberté. Une phrase émouvante de l’écrivain poète résistant Louis ARAGON y est gravée : « Où je meurs renaît la Patrie ». J’enfile mon sac à dos déposé là quelques instants pour le repos de mon dos. La grande côte continue et je me retourne de nombreuses fois pour mieux encore m’imprégner du site. La puissance de la Libération en marche se dégage des environs, je marche, émue. Je respire à pleins poumons les parfums de menthe sauvage et d’herbe fauchée. L’arrivée sur NANTUA s’effectue par les rives du lac sur plusieurs kilomètres. Mon arrivée pédestre à l’hôtel est quelque peu remarquée. A l’hôtesse d’accueil de l’hôtel, je précise mon départ de bon matin le lendemain. Par réflexe, elle me prie de laisser ma voiture hors du parking…lorsque je lui dis que je viens de CHATEAUROUX à pied, elle en reste suffoqué, pantois. J’en déduis que nos préoccupations sont aux antipodes les unes des autres et qu’elle ne connaîtra sans doute jamais le bonheur des sensations du Grand Fond. Tant pis pour elle ! Une fois dans ma chambre, je pouffe de rire.

Jeudi 10 août, 7h du matin, je quitte le lac de NANTUA direction VIRY à 50km de là. L’étape ne comporte pas de difficulté de relief particulière. La route nationale règne. La marche demande tout de même une prudence extrême face aux voitures et camions. La traversée du tunnel de BELLEGARDE-SOUS-VALSERINE est dangereuse. Les concepteurs de l’ouvrage n’ont laissé aux piétons qui doivent l’emprunter, qu’un mince filet de trottoir. Je constate à nouveau que dans notre beau pays, le marcheur n’est absolument pas pris en considération par les architectes décideurs de bureaux. J’entre dans le GENEVOIX. Dans l’après-midi, Jean-Pierre BUET, le maire de VIRY m’appelle plusieurs fois afin d’évaluer mon heure d’arrivée sur l’agglomération. Le téléphone portable est un bel outil de communication à condition de ne pas mettre la vie des autres en danger. J’atteins le km490. VIRY, commune sportive, va me montrer le savoir-faire et la reconnaissance de l’effort sportif. L’accueil est des plus chaleureux. Toute l’équipe municipale est présente. Le gîte et le couvert me sont offerts.
Vendredi 11 août. Au lendemain de conversations fournies et enthousiastes, je déguste voluptueusement un copieux petit-déjeuner pour l’ultime étape de 40km. VIRY s’éloigne dans mon dos. L’escargot HUGO est toujours là. Je ne sens plus mon sac à dos depuis longtemps. Mon corps l’a intégré. Les kilomètres s’égrènent rapidement. Les montagnes grandissent. Un véhicule muni d’un gyrophare vient se placer en protection. J’entre officiellement à FILLINGES. L’accueil est des plus chaleureux. Un vin d’honneur a été organisé pour mon arrivée. Je reçois la médaille de la ville de FILLINGES…photos ! Je repars franchir les derniers kilomètres vers LA MAISONNEE. Altitude 900m, mes 530km sont récompensés par la splendide vue sur le MONT BLANC. A partir d’ici, je sais que de futures centaines de kilomètres me tendent les bras.

Avec l’accord de Marie-Claude BARON……

Les arrivées de Marie-Claude la colmarienne au CHALONS-EN-CHAMPAGNE COLMAR
distance
place de l’épreuve temps moyenne horaire
2003 5e 366km 56h28 6,491 km
2005 4e 291km 40h51 7,136 km
2006 6e 293km 43h30 6,740 km

LES 530km de Marie-Claude BARON

De Châteauroux à Lignières 45km
De Lignières à Ygrande 75km 120km
D’Ygrande à St Pourçain-sur-Sioule 45km 165km
De St Pourçain-sur-Sioule aux Simonins 70km 235km
Des Simonins à Matour 55km 290km
De Matour à Crêches-sur-Saône 45km 335km
De Crêches-sur-Saône à Pont d’Ain 65km 400km
De Pont d’Ain à Nantua 40km 440km
De Nantua à Viry 50km 490km
De Viry à Fillinges la Maisonnée 40km 530km


……Bernard THANRON marcheur narrateur.





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THANRON Bernard
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Jeu 24 Mar - 14:57:12

Pierre COULOMBEL dit "la locomotive" à cause de sa façon puissante de souffler.

Je l'ai connu sur les 6 heures de la Gorgue et 28 heures de Roubaix. Pierrot marchait fort !
Être équipier de Jean-Pierre GRANGE en 1998 lui a donné le goût de se lancer vers Colmar.
1999 arrêté à 227km - 2000 arrêté à 292km
2001 arrêté à St Dizier 247km
2002 arrêté entre St Dizier et Sermaize les bains à 326km
2003 arrêté à St Dizier 247km...
2001 2002 2003, de dépasser Pierre par 3 fois alors qu'il était plus fort que moi sur tous les 24heures m'a donné la force d'aller au bout pour lui donner un petit morceau de mon arrivée. Cette année-là, à St Dizier, Pierre ne redémarrant pas, j'ai pleuré.
Pierre vit toujours dans le Pas de Calais à Wismes avec sa petite famille.
La marche est passée, l'amitié reste 'boire4' santé Pierre !

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GRANGE JEAN PIERRE
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 28 Mar - 17:44:50

Cette semaine les "G" comme


GAGNAIRE Alain
GALLET Charles
GAND Francis
GARCIA LOIC
GUNY Charles
GUNY Edmond
GARAND Daniel
GODARD Louis
GODARD Marcel
GARDEL PATRICE
GENADINOS Jean Marc
GARNIER PATRICIA
GARNIER Roger
GASPALOU Jean-Louis
GATTI Mario
GAU Pierre
GAULARD Sandrine
GAUTIER Luc
GAUZE FRANCIS
GAY Michel
GENCOURT Guy
GENEST ALAIN
GARNUNG Jean Pierre
GERARD PATRICE
GERAULT Jackie
GERGONNE Arnaud
GESLIN AURORE
GHIRARDI Claude
GICQUEL Bernard
GILET Claude
GILG Paul
GILLARDEAU Christian
GILLET Anthony
GILLET JACKY
GIMENEZ André
GIRARD GILBERT
GIRAUDEAU Denis
GIRE CHRISTIAN
GLASER JEAN-BERNARD
GODIN Nicolas
GOETHALS Jacky
GOUBAULT Julie
GOURON GEORGES
GOUVENAUX J.C
GRAFF Patrick
GRAND Emmanuelle
GRANDIERE Isabelle
GRANGE Daniel
GRANGE Pascal
GELINET Roland
GRANGE Pierre
GRENET Bruno
GROSBOIS Jonathan
GROUSELLE ALAIN
GUEBEY Dominique
GUEDON FERNAND
GUENIN Gérard
GUENY Jacqueline
GUERILLOT J C
GUEYE SERIGNE
GUILLONNEAU PASCALE
GUILLOTEAUX Jean-Paul
GUILMAIN FRANCOIS
GUINAUDEAU Albert
GUINAUDEAU Christine
GUYON Michel
GUIOT Florence
GUIZONNE JACQUELINE
GUTIERREZ Rémy
GUYARD Marc
GUYOT Paul
GOUAILLE
GANDUZZI Claude
GIROUX
GELIN Marcel
GASTE Jean
GLAUDE Claude
GUILLAUME Bernard
GIRAUD Claude
GALLET Guy
GOBLET J.E
GIRAUD Raymond
GARCIA Jean Pierre





Dernière édition par GRANGE JEAN PIERRE le Mar 29 Mar - 14:43:16, édité 4 fois
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QUEMENER Roger
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Lun 28 Mar - 19:36:03

GUIZONNE JACQUELINE , même à Paris on a pas froid en marchant




Il y a du monde dans les G,on se lance.......

GRANGE JEAN-PIERRE à St DIZIER





GAU PIERRE ,au centre entouré de Pascal MARECHAL et Guy LEGRAND,



GARNIER PATRICIA(dossard 93) à sa droite Fabienne CHANFREAU

Cordialement

ROGER
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alainlabbe
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mar 29 Mar - 9:20:43

GARNUNG
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mar 29 Mar - 9:44:20



GUINAUDEAU Christine
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mar 29 Mar - 9:49:49



Jean Pierre GARNUNG
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mar 29 Mar - 14:23:21



GILLET Anthony
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mar 29 Mar - 14:41:47



GUEBEY Dominique
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mar 29 Mar - 15:01:26



GOUVENAUX Jean Claude
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mar 29 Mar - 17:55:54

??????
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mar 29 Mar - 18:11:15

alainlabbe a écrit:
??????

Alain , c'est quoi tes points d'interrogations

cordialement

Jean Pierre
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QUEMENER Roger
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mer 30 Mar - 9:42:53


GROUSELLE Alain

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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mer 30 Mar - 10:26:54



Paul GUYOT
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mer 30 Mar - 11:00:11

paul guyot etait à perpignan le w-k dernier
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MessageSujet: Re: Que sont-ils devenus ?   Mer 30 Mar - 11:01:36

grandiere isabelle entrevu aux regionaux ou inter à bompas
vient souvent chez nous
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Que sont-ils devenus ?
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