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 Le FRANCE des 50 KM de 1937 comme si c'était hier...

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pépère50
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MessageSujet: Le FRANCE des 50 KM de 1937 comme si c'était hier...    Ven 11 Fév - 19:02:03

L'OUEST-ECLAIR - 4 mai 1937
A LAVAL,
MAGNIFIQUE SUCCÈS DU CHAMPIONNAT DE FRANCE DES 50 KILOMÈTRES SUR ROUTE
GIBERT (A, M. Columériens)
gagne l'épreuve en 4 heures 38 minutes 2/5
devant le champion du monde des 100 km., Cornet
—— —^N^S^S^- —
Le Lavallois Godard, champion 1936, a abandonné

LAVAL, 2 mai. — Le soleil s'est levé, hier matin sur Laval enfiévrée par les préparatifs du championnat de France à la marche. La plus grande animation régnait dès la première heure aux abords du Café ae 1 Univers où était installé le contrôle de départ. Nous y avons rencontré ie sympathique président, M. Emile Anthoine; les délégués de l'U.P M.. MM. Menu, Adam. Pariset. Huet; les dirigeants du Club des Marcheurs La-valloiS: l'actif président Messmer et ses collaborateurs MM. Prie. Dilanse. La-peyre, Brault. Penelet, Ravary, Roussel. Guibe, etc..
Ail heures, M. Emile Anthoine. entouré des personnalités lavalloises civiles et mlliltaires. dépose une gerbe au monument aux morts, pendant que la musique municipale exécutait la Marseillaise. Une foule considérable était massée dans les différentes artères de la ville, empruntées par les concurrents qui turent conduit, place de la Préfecture, ou le départ leur fut donné à 11 h. 32 par M. Goupil, adjoint au maire de Laval, après que M. Anthoine eut remercié M. le Préfet, la Municipalité, M. Grat, député de la Mayenne; M. le commandant Clertant, et toutes les personnalités diverses Qui ont apporté une aide matérielle ou morale à l'organisation de cette manifestation sans précédent à Laval.
Le départ
Dès le drapeau abaissé, les marcheurs s'élancèrent pendant que la foule les acclamait Sur la place du 11-Novembre, le peloton était étiré et les 31 marcheurs à qui le départ avait été donné. se trouvaient répartis sur une centaine de mètres. Parmi les plus notables abstentions;, il fallait enregistrer celles de Brassier, du Club des Marcheurs Mor-laisiens; Herin, de Paris; Héliès, de Lan-derneau; Vestit et User, de Paris.
Au Pont-Biais, a la sortie de la ville, Ysmal fermait la marche avec 500 mètres de retard sur le peloton de tête qui comprenait Gibert, Antoinette. Manie, Godin et Cornet. Godard, le champion de 1936 avait 50 mètres de retard.
A la Croix de Tliure (5 km. 400), Manie et Juin sont seuls en tête avec 20 mètres d'avance sur Scoudon, Cornet, Godm et Trémaudan ensemble. Gibert, d'une allure aiôée. navigue seul à 15 mètres. Long et Romens. le héros de Paris-Strasbourg, 6ont à 25 mètres. Godard, au milieu d'an peloton de quatre concurrents, a 36 secondes de retard sur les deux ^Juimperlois.
GIBERT MÈNE
Entre la Croix de Thure et Les Chênes-Secs, Godin et Gibert produisent un bel effort et prennent la tête ; si bien que. lorsqu'ils passent aux Chênes-Secs 18 km. 800 du départ), ils ont 200 mètres d'avance sur trois marcheurs qui sont : Manie, Lorig et le Lavallois Leroux.
Godard est dans un groupe de huit marcheurs qui a 51 secondes de retard sur les hommes de tête après les Chênes-Secs, où nous avons laissé passer les marcheurs. Nous remontons successivement : Buloup. Gaillot. Abraham. Hubert, Caron, Martin, Dectot, Stuck, Ygosse, Delaunay, Christiny, Dopp, Scoudou, Antoinette, tous ces marcheurs espacés sur un kilomètre ; puis 10 concurrents ensemble : Romens, Le Tro-meur. Trémaudan, Leroux, Juin, Coar-net, Mathieu. Landrin, Godard, Manie, sont è 200 mètres de Lorig. lui-même à 50 rpêtres de Gibert et Godin.
A Saint-Ouen-des-Toits, Gibert se présente seul, venant de lâcher Godin et ayant couvert les 13 kilom. 200 en
I h. 11' 45".
Godarci emmène un groupe de quatre marcheurs : Godin. Mathieu, Manie, Juin, à 200 mètres ; Cornet et Juin marchent de conserve. Les marcheurs sont acclamés par une foule dense et enthousiaste. Après Saint-Ouen-des-Toits, Gibert. en belle forme, accentue son avance pendant que, dans le peloton Godard,, de nombreux changements s'opèrent. C'est ainsi que l'on voit Landrin et Cornet venir prendre place.
Au BOUT gneuf-la-For et (18 km. 700 du départ), Gibert passe seul, ayant fait le trajet en 1 h. 42' 3"; 2'47" après passent ensemble Cornet. Mathieu, Landrin, Juin. Manie, Zlorig ; Godard a été légèrement distancé et compte maintenant 3' 27" de retard sur Gibert.
Scoudou, Leroux et Romens se présentent au contrôle avec 4' 34" de retard sur le leader Gibert.
Le drame se joue dans la côte qui traverse la forêt de Port-Brillet : Gibert marche superbement et consolide son avance qui se solde par 4' 35" sur Cornet à Port-Brilet. Les 25 km. 700 ont été couverts par Gibert en 2 h. 16'. Passent ensuite dans l'ordre ; 3. Landrin, à 5' 49" ; 4. Manie, à 6' 47" ; 5. Scoudou, à 7'11" ; 6. Romens. à 7" 54" ; 7. Lorig, à 7' 55" ; 8. Godard, a 8' 42" ; 9. Mathieu, à 8'43"; 10. Juin, à 8'44".
A La Chapelle-du-Chéne (31 km 600 du départi. Gibert a augmente son avance, Cornet étant 2L â 5' 47", Landrin 3'- à 8' 36", Scoudou 4' a 9' 47", Godard 5' a 10' 9"
De La Chapelie-du-Chêne â Saint-Ber-thevin, la situation ne se modifie pas, sauf en ce qui concerne tous les écarts, qui s'accentuent. Gibert, qui marche superbement, a maintenant 6' 9" d'avance sur Cornet, qui va d'un air décidé ; Landrin est toujours 3', mais Godard, dont les traits sont tirés, ralentit sérieusement et abandonne peu après aux abords du passage a n:veau de Salnt-Berthevm.
A' l'arrivée a Laval, alors qu'il reste une boucle de 6 kilomètres a couvrir en ville, Gibert conserve son avance sur Cornet, pendant que Scoudou se rapproche très sérieusement de Landrin qu'il passera du reste aux abords d'Aves-niéres.
La boucle en ville n'apporte pas ce changement, et c'est l'arrivée place du 11-Novembre, au milieu des acclamations frénétiques de plusieurs milliers de personnes. Gibert, de l'A. M Columériens, franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, ayant couvert les 50 kilomètres en 4 h. 38' 2/5, soit à la moyenne horaire de 10 km. 791.
A l'arrivée, M. Anthoine, président de l'U.F.M., déclare Gibert champion de France, puis M. Grat, notre distingue, actif et sympathique député de Laval, qui a beaucoup fait pour la réalisation de ce championnat à Laval, passe ic maillot aux couleurs tricolores sur les épaules du nouveau champion de France. Miss Sports 1937 remet des fleurs à Gibert et l'embrasse pendant que la foule l'acclame.
Puis c'est l'arrivée des suivants : Cornet, Scoudou, Manie, Lorig, Juin, etc.. Tous les arrivants sont follement acclamés.
Gibert a remporté une grande victoire.
II était le plus fort du lot et l'a prouve

en menant toute l'épreuve puisque C'est vers le 6e kilomètre, alors qu'il venait de remonter une partie du lot. qu'il poussa sur 40 mètres à la cadence de i4 à l'heure, laissa tout le monde sur oiaee et ne fut plus jamais rejoint, augmentant sans cesse son avance sur ses vivants immédiats qui furent tous écoeurés par le train rapide mené par le nouveau champion.
GODARD ABANDONNE...
Godard a succombé en beauté. 11 a donné le maximum et en abandonnant à 10 kms de l'arrivée il avait épuisé toutes ses forces. Il a été battu hier par meilleur que lui et nous le félicitons pour le courage qu'il a déployé ion maillot est parti sur de belles épaules aussi dignes que les.siennes de le jor-ter et avec ses 25 ans Godard peut caresser l'espoir de le revêtir à nouveau dans un avenir prochain.
Cornet a pris une bonne place ae second; nous verrons ses mérites dans un prochain numéro ainsi que ceux des suivants qui tous ont bien mérité de l'Union Française de Marche.
Succès populaire
Jamais, de mémoire de Lavallois, on n'avait vu une telle foule pour assister à une compétition sportive et c'est 7 à 8.000 personnes qui se pressaient dimanche soir dans les différentes artères de la ville pour assister à l'arrivée du Championnat de France à la marche 1937. L'Union Française de Marche a été bien inspirée en choisissant Laval pour y faire disputer ce championnat la propagande a été excellente et nous voulons espérer que le Club des Marcheurs Lavallois en retirera bientôt le bénéfice par un recrutement sérieux de jeunes marcheurs, conquis au rude mais beau sport de la marche, illustré superbement dimanche dernier par le triomphe de Gibert et les efforts courageux et splen-dides des Cornet, Scoudou, Landrin, Godard, etc..
Le vainqueur
Gibert Raymond a 25 ans, il est né le 6 mars 1912 en Seine-et-Marne et n'a jamais quitté cette région. Volontaire, courageux, bâti en athlète, Gibert est venu à la marche en 1932. Au Club des Marcheurs Columériens, il a eu la bonne fortune de trouver des dirigeants dévoués qui jugèrent vite de ses possibilités et lui firent suivre un entraînement sérieux sous la direction des Paris-Strasbourg Zami et Youchkoff également inscrits au Club des Marcheurs Columériens. Cette année, le Club et Gibert ont reçu la récompense de leurs efforts et c'est d'abord le titre de champion de la Brie des 50 kms que s'attribue le champion de France d'hier; puis c'est la magnifique victoire dans le Tour de Paris et enfin, récompense suprême, c'est hier le maillot tricolore acquis dans des conditions remarquables. C'est en effet quelques kilomètres après le départ que Gibert poussa un sprint superbe, décolla tous ses adversaires et ne fut plus jamais rejoint, augmentant sans cesse son avance et surmontant en quelques secondes deux « coups de pompe », le premier vers le 15e kilomètre et le second 6 kilomètres avant l'arrivée. Dimanche, comme nous disions qu'il fallait qu'il soit bien sûr de lui pour avoir attaqué si tôt, Gibert souriant nous déclara ; « Je me sentais bien. J'étais en bonne condition et j'ai subitement décidé de partir, c'est une idée qui m'a traversé la tête; j'ai réussi et j'en suis très content pour mon club, pour mes dirigeants et pour mes amis ».
La réception à la mairie
Le soir, à 18 heures, une réception était organisée à la Mairie où la Municipalité recevait les organisateurs et les concurrents. M. Gonnet, adjoint au maire de Laval; M. Leutellier, secrétaire général de la Préfecture; M. le Député de la Mayenne; M. Anthoine, président de l'Union Française de Marche; Mesfl-mer, président du Club des Marcheurs Lavallois, prononcèrent de brillantes allocutions très applaudies. Ils vantèrent les beautés du sport et particulièrement de la marche, puis l'on vida une coupe et ce fut la distribution des récompenses.
Le Championnat de France des 50 kilomètres 1937 va entrer dans l'histoire, mais tous ceux qui le vécurent à un titre ou à un autre, en garderont le souvenir avec l'espoir de voir un jour l'U. F. M. désigner à nouveau Laval pour une grande manifestation, un Paris-Laval par exemple, n'est-ce pas M . Anthoine
Le succès de la manifestation de dimanche dernier fut complet et nous n'insisterons Jamais assez pour dire à M. Messmer, l'actif président du Club des Marcheurs Lavallois et à ses collaborateurs, que les sportifs lavallois leur sont reconnaissants des efforts faits en cette circonstance comme en d'autres précédentes du reste.
Un dernier mot pour dire toute notre sympathie à M. Emile Anthoine, président de l'U. F. M. et à ses collègues de la Fédération. MM. Adam. Menu, Pariset et Huet qui l'accompagnaient.
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